SAINT-SATURNIN
Une sobiété et une pureté unique

Dédié à saint Saturnin, premier évêque de Toulouse mort en martyr au IIIe siècle, ce petit village est fièrement enraciné sur une coulée de lave provenant de l'éruption volcanique des Puys de la Vache et de Lassolas.

Si les documents historiques font cruellement défaut, des découvertes archéologiques réalisées au début du siècle ont pu mettre en évidence une présence humaine, du néolithique à l'époque gallo-romaine sur le site de Saint-Saturnin.
A une certaine époque, l'église romane et la chapelle Sainte-Madeleine formaient probablement un groupe baptismal important. Un prieuré, dont la date de fondation n'est pas attestée, se trouvait rattaché à l'abbaye bénédictine de saint Austremoine d'Issoire au XIIIe siècle.

Perchée sur son éperon rocheux, l'église actuelle fut probablement construite vers le milieu du XIIe siècle. Etait-elle l'église primitive du prieuré ? Son origine reste encore floue.
En 1157, Etienne de Mercœur, évêque de Clermont, permit au chapitre cathédral de prélever un cens sur l'église de Saint-Saturnin. Cet acte prouve qu'à cette date, l'édifice est déjà achevé.
Construite en un seul jet, elle semble être la plus tardive des églises majeures de Basse-Auvergne. Avec ses 32 mètres de long, elle est aussi la plus petite et la plus sobre : dépourvu de narthex et de chapelles rayonnantes, ce monument en miniature offre en revanche une pureté unique, d'autant que son clocher octogonal est l'un des rares à avoir échappé aux aléas de la Révolution.

En pénétrant dans la nef, sur le mur de la deuxième travée du bas-côté nord, des peintures de la fin XVe siècle représentent l'Annonciation et la Résurrection de Lazare.
La plupart des chapiteaux sont feuillagés et annoncent déjà, selon le chanoine CRAPLET, le style gothique qui s'imposera bientôt.

Le sanctuaire, dont la voûte est plus basse que celle de la nef, est surélevé de trois marches ajourées. Ce dispositif, très courant en Auvergne, notamment à Saint-Cerneuf de Billom, permettait aux fidèles et aux pèlerins d'apercevoir les lumières provenant de la souterraine.
De part et d'autre des marches du chœur, deux escaliers conduisent à la crypte qui renfermaient autrefois les reliques du saint, placées sans doute entre les quatre colonnes situées au centre de l'hémicycle.

Traditions...

Tous les 2es dimanches de chaque mois à 18 h : liturgie vespérale selon "la liturgie du Peuple de Dieu" (musique du Frère André GOUZES, dominicain, textes et traduction en français des frères BOURGEOIS et REVEL). Reprenant ainsi une tradition de l'église primitive où la liturgie du soir rassemblait la communauté chrétienne, des chrétiens d'aujourd'hui, dans l'église de Saint Saturnin, tournent, à la fin du jour, leur cœur vers le Christ-Lumière dans un esprit de louange qui perdure depuis huit siècles.

 

A VOIR

Belle Piéta en calcaire polychrome
XVe siècle, exposée dans l'église.

La fontaine Renaissance fin XVe siècle

Le château royal de St-Saturnin XIII-XIVe siècle

La Madeleine Petite église romane du XIe siècle

Maison du Tourisme
04 73 79 37 69

Mairie de Saint-Saturnin
04 73 39 30 77